Berto Lardera - La déconstruction du volume

Berto Lardera 1911 - 1989
Né à La Spezia, fils d'un ingénieur naval, Berto Lardera transpose la rigueur des structures métalliques des chantiers navals dans la sculpture abstraite. Installé à Paris dès 1947, il devient une figure centrale de l'Abstraction Géométrique et de l'Art Construit d'après-guerre.
La démarche : la sculpture de plans
La rupture de Lardera réside dans l'abandon du volume traditionnel au profit de la bidimensionnalité projetée dans l'espace. Ses œuvres sont composées de plaques de métal (fer, acier, cuivre) découpées et soudées, créant des structures qui interceptent l'air. Ses lithographies et eaux-fortes reprennent cette méthode : des architectures de formes plates en tension, jouant sur le contraste des textures et des vides.
Un rayonnement institutionnel Membre du groupe Espace, Lardera a participé aux trois premières éditions de la Documenta de Cassel (1955, 1959, 1964). Son œuvre monumentale est présente dans l'espace public en France, en Allemagne et aux États-Unis. Ses travaux sont conservés dans les collections permanentes du Musée d’Art Moderne de Paris (MAM), du Musée National d'Art Moderne - Centre Pompidou, du MoMA (New York), du Guggenheim Museum (New York), de la Tate Modern (Londres)
Investissement et Marché
L'œuvre graphique de Lardera représente une opportunité d'accès à l'abstraction géométrique historique. Sa cote est portée par sa place historique dans la sculpture européenne des années 1950-1960, période actuellement réévaluée par les collectionneurs d'Art Construit.
L'oeuvre chez soi
Par leur rigueur géométrique, les œuvres de Lardera s'intègrent dans des environnements architecturaux marqués par le Modernisme ou le Brutalisme. Elles dialoguent avec le mobilier de Charlotte Perriand, Le Corbusier ou les structures en métal et verre.